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En
se tenant cette année, après le rendez-vous
manqué de l’an 2000, la deuxième
édition du Festival International du Court métrage
d’Abidjan vient démontrer que la vie des
Arts va aussi au rythme de celle des Nations. Quel Art,
sinon le cinéma et l’événement
qui le célèbre peuvent en effet le mieux
illustrer les temps que nous vivons ?
IL y a le
film des évènements, des acteurs, principaux
ou secondaires, ayant joué chacun son rôle,
des scènes parfois insoutenables, des spectateurs,
observateurs avertis ou désabusés ; tous
tenus par le fil d’un scénario dont l’Histoire
a seule le secret et où s’est joué
la vie d’un pays en route pour son destin.
Un épisode
de suspense, désormais inscrit dans le cours
de notre histoire, se termine. La Côte d’Ivoire
reprend son souffle et elle invite tout le monde à
venir écouter le bruissement de sa nouvelle naissance.
Mais c’est
avec les yeux, dit-on, que l’on entend le mieux.
Cette édition du FICA, la première de
la Deuxième République, donnera à
voir des films, bien entendu, mais aussi un peuple résolu
à trouver en lui-même les ressources indispensables
à la reconquête de sa place dans tous les
domaines, par la créativité de son génie.
C’est
pourquoi j’ai particulièrement plaisir
à mettre cette occasion à profit pour
saluer tous les participants au FICA et leur souhaiter
la bienvenue en terre ivoirienne.
Je voudrais
également exprimer mes sincères remerciements
à tous ceux qui ont contribué à
l’organisation de cet événement
culturel majeur et dire mes plus vives félicitations
à HANNY Tchelley pour l’initiative et la
constance dans la poursuite d’un projet qui mérite
de vivre longtemps. Plein succès au FICA.
LAURENT
GBAGBO
Président de la République de Côte
d’Ivoire |