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Il est loin le temps où, entre deux films, j’étais
seule à rêver pour la Côte d’Ivoire
d’un projet cinématographique à
la dimension de son développement, de ses énormes
potentialités et de ses ambitions culturelles.
Si le Festival International de Court métrage
d’Abidjan (FICA) est aujourd’hui devenu
une réalité, c’est parce que plusieurs
autres personnes se sont associées à mon
rêve et lui ont donné corps.Certes, l’enfant est encore fragile et avancera
à tâtons au début. Mais je reste
convaincue qu’avec la foi qui m’anime, les
encouragements de la grande famille du cinéma,
l’aide des institutions et des partenaires privés,
le soutien des décideurs politiques de mon pays,
l’enfant grandira dans de bonnes conditions, entouré
de l’amour de tous.Il s’agit pour nous, à travers le FICA,
de créer un cadre spécifique de rencontres
où les jeunes réalisateurs viendraient,
tous les deux ans, montrer leurs œuvres au regard
critique des spécialistes et du public, juges
suprêmes s’il en est, de toute production
cinématographique.
Notre souci est que cet espace serve également
d’échanges entre les professionnels et
les télévisions nationales, afin d’explorer
et de mettre sur pied les bases véritables d’une
coproduction à l’avantage des deux parties.
C’est-à-dire avant tout des populations
du Sud.On le voit, le FICA se veut une initiative ambitieuse
à l’écoute des professionnel et
du public, dans l’amitié et le respect
des uns et des autres. C’est un vœu et un
espoir que la participation de tous aidera certainement
à atteindre. Bon festival !
HANNY Tchelley-Etibou
Directeur du FICA |