FICA: EDITION 1998 ...

J’ai rencontré Hanny Tchelley au festival international du film francophone de Namur, où j’étais présidente et elle membre du jury officiel. J’ai été tellement impressionnée par elle que pendant toutes les réunions je lui ai demandé de prendre place en face de moi. Finalement c’est elle qui s’est exprimée le plus et qui a dit les plus belles choses. C’est de là qu’est née notre complicité.

J’ai donc été émue quand Tchelley m’a proposé d’ être la marraine du festival international du court métrage d’Abidjan , parce que c’est le premier festival du cinéma en Côte d’Ivoire et en plus Tchelley a eu l’idée d’en faire celui du court métrage. Car pour moi, le court métrage c’est la source , la matrice du cinéma, c’est l’avenir des jeunes réalisateurs , l’espérance de vie , le ferment , c’est la graine.

Je crois en l’avenir de l’Afrique, et je voudrais dire combien ce festival est important pour moi, je souhaite qu’il soit un lieu de rencontres , d’échanges et de grande créativité pour la Côte d’Ivoire, d’amitié pour tous les pays d’Afrique et du monde entier . Car le cinéma à besoin d’amitié .

Tchelley, tous mes voeux de réussite à la hauteur de tes ambitions à la fois culturelles et humaines t’accompagnent, ainsi que ma fidèle amitié. Bravo d’avoir choisi le court métrage! A bientôt j’espère.

Mme Brigitte Fossey, Comédienne française
Marraine du FICA 98

 



Il est loin le temps où, entre deux films, j’étais seule à rêver pour la Côte d’Ivoire d’un projet cinématographique à la dimension de son développement, de ses énormes potentialités et de ses ambitions culturelles. Si le Festival International de Court métrage d’Abidjan (FICA) est aujourd’hui devenu une réalité, c’est parce que plusieurs autres personnes se sont associées à mon rêve et lui ont donné corps.

Certes, l’enfant est encore fragile et avancera à tâtons au début. Mais je reste convaincue qu’avec la foi qui m’anime, les encouragements de la grande famille du cinéma, l’aide des institutions et des partenaires privés, le soutien des décideurs politiques de mon pays, l’enfant grandira dans de bonnes conditions, entouré de l’amour de tous.

Il s’agit pour nous, à travers le FICA, de créer un cadre spécifique de rencontres où les jeunes réalisateurs viendraient, tous les deux ans, montrer leurs œuvres au regard critique des spécialistes et du public, juges suprêmes s’il en est, de toute production cinématographique.
Notre souci est que cet espace serve également d’échanges entre les professionnels et les télévisions nationales, afin d’explorer et de mettre sur pied les bases véritables d’une coproduction à l’avantage des deux parties. C’est-à-dire avant tout des populations du Sud.

On le voit, le FICA se veut une initiative ambitieuse à l’écoute des professionnel et du public, dans l’amitié et le respect des uns et des autres. C’est un vœu et un espoir que la participation de tous aidera certainement à atteindre. Bon festival !

HANNY Tchelley-Etibou
Directeur du FICA


Le court métrage a été de tout temps un tremplin pour les jeunes cinéastes. Ils sont nombreux les cinéastes de renommée internationale qui ont été d’abord révèlés par ce genre. Malgré son importance reconnue, il reste le plus touché par les difficultés de diffusion que rencontre le cinéma d’auteur de façon générale.

Le Festival International du Court métrage d’Abidjan (FICA) va certainement susciter et relancer le débat. Le court métrage peut-il apporter un souffle nouveau aux cinémas d’Afrique confrontés aujourd’hui aux problèmes de production et de diffusion ?

Je souhaite que le FICA offre l’occasion aux réalisateurs, aux producteurs, aux diffuseurs et autres professionnels du cinéma et de l’audiovisuel, d’échanger autour de la promotion du court métrage qui souvent en dit long. J’adresse mes félicitations et mes encouragements aux initiateurs du FICA.
Bon festival à tous.

Mr Baba HAMA
Secrétaire Général du FESPACO


 

JURY INTERNATIONAL

• Bassek BA KOBHIO / Cameroun, Réalisateur, Président du jury
• Soma ARDIOUMA/ Burkina-Faso, Directeur de la cinémathèque Africaine
• Clément TAPSOBA/ Burkina-Faso, Journaliste à Ecrans d’Afrique
• Georges COURREGES/ France, Directeur Général de Africa N°1

JURY ACCT

• Henri DUPARC/ Côte d’Ivoire, Réalisateur, Président du jury
• Jeanick LE NAOUR/ France, AUDECAM
• Zio MOUSSA/ Côte d’Ivoire, Ministère de l’Information
• Jean Pierre GARCIA/ France, Directeur du Festival International du film d’Amiens

JURY VILLE D’ABIDJAN

• Ernest N’KOUMO MOBIOH, Maire de la ville d’Abidjan, Président du jury
• Pierre Ignace TRESSIA, ministère de la Culture
• Sijiri BAKABA, Comédien/ Réalisateur
• Roger GNOAN M’BALA , Réalisateur
• Thérèse TABA, Comédienne

Mansour Sora WAD(Réalisateur SENEGAL)et Cheik Doukoure(Réalisateur Guinee)
 
Sijiri Bakaba (Acteur Côte D'Ivoire)
Soma Arbioura (Fespaco)
 
Abderrahmane Sissako
(Réalisateur Mauritanie)

INDEX DES FILMS
Abidjan des enfants
Abus de méfiance
Aida Souka
Auberge du Sahel (L’)
Bouzié
Colis postal
Ces gosses qui bossent
Danse du singe (La)
Dakar Blues
Denko
Dites-le avec les mains
Ecran d’argile
Etranger (L’)
Fari l’anesse
Feizhou Laowai
Idylle
Issa le tisserand
Ismael, un exemple de courage
Le truc de Konaté
Le scorpion
Le jeu
Lunettes noires
Le génie d’Abou
Les gestes ou la vie
Le loup et la cicogne
Les traboules des vagues
Le Lépidoptère
Les pionniers
Les militants
Le sacré
La musique
Le public
Mama
Mamlambo
Ménhir -c’est citer
Octobre
Œuf (L’)
On l’appelait la vénus de Hottentot I
Perle noire
Picc Mi
Puc Nini
Si longue que soit la nuit
Souko
Un certain matin
Un thé au Sahel
Woubi chéri
Zaîre, le cycle du serpent



PALMARES 98

• Grand prix éléphant d’Or : « MAMLAMBO » de Paleesa Ketlaka Nkosi (Afrique du Sud)
• Prix Djibril Diop Mambéty parrainé par la radio Africa n°1: « SABRIYA » de Abderrahmane Sissako (Mauritanie)
• Prix de l’Agence de la Francophonie : « FEIZHOU LAOWAI » ou « L’étranger venu d’Afrique » de Joseph Kumbela (RDC)
• Prix de la Ville d’Abidjan : « MENHIR C’EST CITER » de Hubert Koundé (Bénin)
• Prix Union Européenne pour les Droits de l’homme : « FEIZHOU LAOWAI » ou « L’étranger venu d’Afrique » de Joseph Kumbela (RDC)
• Prix Jeune Afrique Economie : « MENHIR C’EST CITER » de Hubert Koundé (Bénin)
• 2 mentions spéciales : « Le Génie d’Abou » de Isabelle Boni – Claverie (Côte d’Ivoire) et « On The Edge » de Newton I. Aduaka (Nigeria)
• 3 Hommages :
* Timité Bassori (Réalisateur, Côte d’Ivoire)
* Gaston Kaboré (Réalisateur, Burkina Faso)
* Feu Djibril Diop Mambéty (Réalisateur, Sénégal)



LES LAUREATS
Madame Aï Kéita
(Comédienne Burkina Faso)
Frédéric Dorce (J.A.E.)
Hubert Kundé (Acteur-Benin) Real.

 

 

 
 
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